Plus de 2000 personnes lors du 1er mai pour le salaire minimum et contre le chaos de l'initiative UDC

News USV

Le 1er mai vaudois a réuni près de 1500 personnes lors de la manifestation et plus de 2000 lors de la partie festive sur l'Esplanade de Montbenon.

Répondant à l'appel du comité vaudois du 1er mai et de l'Union syndicale vaudoise, 1500 manifestant-e-s ont défilé pour un salaire minimum cantonal et contre l'initiative pour le chaos de l'UDC ce 1er mai 2026. 

Le cortège a débuté à la Place de la Riponne après plusieurs prises de parole syndicales et politiques pour rejoindre l'Esplanade de Montbenon. A cette occasion, une pièce géante de CHF 23 francs a  été roulée à travers la ville pour symboliser le salaire minimum cantonal que les initiant-e-s veulent introduire pour permettre à chacun-e de vivre dignement de son travail. 

Dans leur discours sur la grande scène de l'Esplanade, la présidente du SSP Cora Antonioli a fustigé les politiques d'extrême-droite qui gagnent du terrain et les mesures d'économies budgétaires qui s'attaquent aux services publics et aux travailleuses et travailleurs. Le président d'Unia Vaud Bounouar Benmenni a souligné que les travailleurs précaires du secteur privé étaient les premières victimes de l'austérité budgétaire; il a annoncé le combat indispensable contre les nouvelles attaques sur les conditions de travail décidées par la Chambres fédérales; Unia et l'Union syndicale s'opposeront résolument à l'extension du travail dans la vente à 12 dimanche par an et les horaires à rallonge pour le télétravail. 

Représentante du comité unitaire pour un salaire minimum cantonal, Joëlle Minacci a plaidé pour une mobilisation générale en faveur des initiatives voulant garantir un salaire digne à tou-te-s les travailleuses et travailleurs vaudois, femmes et hommes, avec ou sans convention collective de travail. 

Pierre-Yves Maillard, président de l'Union syndicale suisse, a appelé à la mobilisation générale contre l'initiative “Pas de Suisse à 10 millions d'habitant-e-s”. Celle-ci ferait entrer le travailleur mais en le coupant de sa famille; elle veut affaiblir la protection des salaires, ouvrir la porte au dumping et au travail au noir. 

En ouverture d'une partie plus festive, l'humoriste Thomas Wiesel n'a pas manquer de souligner que les victoires de la gauche syndicale et politique étaient aussi rares que celles du LHC mais d'autant plus belles. La soirée s'est poursuivie par les concerts de la Fanfare militante, Radio Tutti, Sami Galbi, le W-glissa Festival puis une clôture à Pole-Sud.

Top