Communiqués

Lettre ouverte au Conseil d’Etat du canton de Vaud

L’Union syndicale vaudoise demande la fermeture de toutes les activités économiques non essentielles au fonctionnement du canton en situation de crise sanitaire

Lausanne, le 24 mars 2020

Madame la Présidente du Conseil d’Etat,

Avec le canton du Tessin, le canton de Vaud est le plus touché par la diffusion du COVID 19. Cette situation exige de prendre toutes les mesures pour empêcher la propagation du virus.

Les organisations syndicales qui constituent l’Union syndicale vaudoise sont submergées de demandes, de questions et d’appels de salarié.e.s qui doivent se rendre chaque jour au travail et qui sont inquiets pour leur santé. À juste titre; dans les transports publics, les bureaux, les open spaces, les ateliers, les usines, les entrepôts, les règles destinées à limiter la propagation du virus ne sont pas respectées. Les lieux de travail du canton sont ainsi devenus les lieux de contamination du Covid 19. Cela doit cesser au plus vite.

La contradiction est soulignée par toutes et tous les spécialistes qui demandent depuis plusieurs semaines que les autorités politiques prennent des mesures plus fortes pour endiguer autant que faire se peut, à ce stade, l’épidémie.

Le Tessin a montré la voie. Nous appelons le Conseil d’Etat à s’aligner sur la décision de ce canton et à prononcer la fermeture de toutes les activités économiques non essentielles à la résolution de l’épidémie et à la crise sanitaire. Partout où les activités se poursuivent, elles doivent se faire en limitant fortement les personnels engagés et en garantissant à toutes et tous les protections et le matériel nécessaires. Limiter l’activité économique au strict nécessaire permettra aussi de concentrer les moyens de protection vers les personnes qui en ont besoin dans le cadre de leur travail indispensable. Les organisations de salarié.e.s sont à disposition pour définir les secteurs d’activités indispensables au fonctionnement du canton.

L’exigence morale et citoyenne faite à la population de rester chez elle ne peut pas s’accompagner de l’exigence d’aller travailler et de propager ainsi le virus sur les lieux de travail. Ce double standard freine les efforts exigés de toutes et tous.

Il s’agit de protéger la santé de milliers du travailleuses et travailleurs ainsi que de préserver autant que possible le système hospitalier durant les semaines à venir pour qu’il puisse prendre en charge chaque malade dans le canton.

Notre confédération, qui regroupe tous les syndicats du canton affiliés à l’Union syndicale suisse vous demande donc urgemment de décider l’arrêt de toutes les activités économiques non indispensables, sur le modèle de ce qui a été décidé par le Conseil d’Etat tessinois, canton le plus fortement touché par l’épidémie avec le nôtre.

Dans l’attente de votre décision sur ce qui précède, nous vous adressons, Madame la Présidente du Conseil d’Etat, Madame la Cheffe du Département de la santé et de l’action sociale, nos salutations les meilleures.

Pour le comité de l’USV,

  • Valérie Perrin, Secrétaire SSM, comité USV
  • Patricia Alcaraz, Secrétaire SEV, comité USV
  • Dominique Gigon, Secrétaire Syndicom, comité USV
  • Yves Defferrard, Secrétaire UNIA, comité USV
  • David Gygax, Secrétaire SSP, président USV
  • Valérie Borloz, Secrétaire USV

La lettre au format PDF


Votation fédérale du 9 février 2020

Se loger doit être abordable pour tout le monde

Votons OUI le 9 février !
L’initiative pour « Davantage de logements abordables » prévoit que, sur l’ensemble du territoire, au moins 10 % des nouveaux logements construits soient d’utilité publique. Ce qui veut dire qu’ils seront propriété d’organisations sans but lucratif. Pour atteindre cet objectif, la Confédération et les cantons soutiendront des maîtres d’ouvrages qui construisent sans rechercher du profit.

L’initiative veut par ailleurs interdire la pratique qui consiste à reporter sur les locataires les coûts des assainissements énergétiques soutenus par l’État. Les investissements pour réduire la consommation d’énergie ne doivent pas conduire à la disparition des logements bon marché.

Informations complémentaires : https://www.uss.ch/actuel/campagnes/davantage-de-logements-abordables

C’est pourquoi les syndicats recommandent un OUI clair le 9 février – pour des logements abordables.


La haine et la discrimination ne sont pas des opinions

Quel est l’objet de la votation ?
L’article pénal contre la discrimination raciale sera élargi à la notion d’orientation sexuelle. Ainsi, toute personne qui appelle à la haine contre des lesbiennes, des gays ou des bisexuel-​le-s pourra être poursuivie en justice.

Pourquoi cette modification du Code pénal est-​elle nécessaire ?
Pour les lesbiennes et les gays aujourd’hui, les insultes, le refus de certains services voire même les agressions font malheureusement encore partie du quotidien. Selon une étude de l’Université de Genève, 70 % des salarié-​e-s homosexuels interrogés ont indiqué avoir été victimes de discrimination au cours des trois dernières années et font état d’un climat de travail homophobe. La protection légale des personnes LGBTI en Suisse est encore totalement insuffisante. Le Parlement a donc décidé que la haine et la discrimination envers les lesbiennes, les gays et les bisexuel-​le-s seront à l’avenir traitées comme des délits et donc punissables.

Informations complémentaires :
https://www.uss.ch/actuel/campagnes/oui-a-la-protection-contre-la-haine-et-la-discrimination

C’est pourquoi les syndicats suisses recommandent de déposer un OUI clair et net dans les urnes le 9 février 2020.